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« La vie ne veut pas le bonheur, elle veut la vie. » - Une Conférence de Monsieur Jean-Michel Longneaux

Jean-Michel Longneaux nous a introduit à la question du désir vue par les philosophes.

On peut regrouper les discours de ces penseurs en trois approches :

  1. le désir est lié à l’objet : l’objet du désir, l’objet manquant.
  2. le désir est ce qui nous structure, nous définit, nous constitue comme sujet, indépendamment de tout objet.
  3. le désir est une force qui nous fait vivre.

Voyons cela de plus près :

  1. Le désir de l’objet.

 

Le désir est un mouvement qui nous tourne vers un objet manquant (par ex. le désir d’une belle voiture, d’une personne,…). Mais vu sous cet angle , le désir est une catastrophe ...

En effet, pour Schopenhauer (philosophe du XIXe siècle), si ce désir nous pousse vers ce qui nous manque, alors notre vie est un cauchemar . Car elle oscille entre deux pôles : celui de la souffrance (on désire ce qu’on a pas) et celui de l’ennui (après avoir « obtenu » l’objet désiré, suit un court moment de plaisir puis, très vite, l’ennui d’avoir enfin ce que l’on a désiré et donc de ne plus désirer !). Prenons l’exemple du couple : on rêve de l’être aimé, on souffre de son absence, mais une fois qu’on l’a…

De plus, pour Schopenhauer, la convoitise liée au désir de l’objet manquant mène aux conflits, aux rivalités, à la violence. Le bouddhisme propose une issue à cette souffrance en enseignant d’  « éteindre »  le désir, de lâcher prise…

René Girard, auteur contemporain, reprend Schopenhauer mais il ajoute que le désir est mimétique : si nous désirons un objet, c’est parce que quelqu’un d’autre le désire aussi. Si nous reprenons l’exemple du couple et  le désir de l’autre : Est-ce vraiment elle/lui que je désire ou est-ce parce quelqu’un d’autre la/le désire qu’elle/il devient l’objet de mon désir ?

Le désir renvoie à nouveau à la catastrophe parce qu’on entre alors en compétition avec les autres (si l’objet est désiré par plusieurs) !  Il est donc source de violence… Pour évacuer celle-ci on désignera un bouc émissaire (« Si nous souffrons, c’est à cause de lui ! »). Tous s’unissent contre le « coupable » afin de commettre un « meurtre fondateur » pour restaurer la paix. Le désir de vengeance recrée du lien social.

  1. Le désir : ce qui nous structure.

Pour d’autres penseurs, aucun objet ne peut éteindre le désir. La psychanalyse s’enracine dans cette pensée    qui veut que l’être reste dans le désir même si l’objet manquant a été « trouvé ».

Kant parle d’un désir inéluctable parce que nous sommes des êtres de langage. Le langage crée le désir   parce qu’il a pour vertu de mettre les choses à distance. Le mot n’est jamais la chose en elle-même. Le désir naît de l’impossibilité du langage à dire absolument les choses telles qu’elles sont. Dans l’exemple du couple, l’impression que l’autre ne dit pas tout est un sentiment qui persistera car les mots (paroles rassurantes) ne combleront jamais totalement l’attente de l’autre.

De même, selon Kant, nous ne pouvons jamais nous définir, nous connaître entièrement, car la représentation du sujet passe à nouveau par le filtre du langage. Le sujet est donc un mystère pour lui-même ! Entre ce que le sujet dit ou pense de lui et ce qu’il est en réalité, il y a à nouveau décalage et donc désir.

Jean Nabert, autre philosophe qui poursuit la même démarche dit : « Nous sommes des êtres déchirés » et il le montre à travers trois expériences :

  • l’expérience de l’échec :

par rapport à un objet raté. L’échec est ce qui nous caractérise : « Nous sommes des êtres d’échec ». Nous ne coïncidons pas avec nous-même ; nous ratons souvent l’objet. Et même lorsqu’un objet (un projet) est réussi, cela ne nous comble pas ! On se demande toujours : « Et maintenant, qu’est-ce que je fais ? ». Ce qui suppose en nous l’idée d’un « moi pur qui réussit » inatteignable.

  • l’expérience de la faute :

Nous nous sentons sans cesse coupables (j’ai blessé, volé, …) parce que nous sommes perméables au mal.. L’idée d’être fautif est présente même quand on fait le bien, parce qu’on a toujours le sentiment de ne pas en avoir fait assez. Sentiment inconfortable au regard de l’idée du bien absolu.

Le désir se nourrit là ; de cette déchirure entre ce que je fais et ce que je voudrais faire.

  • l’expérience de la solitude :

Nous nous sentons « privés des autres ». Ce qui nous définit, c’est d’être unique, différent donc seul. L’idéal de l’amour fou, pour échapper à la solitude existentielle,  ne nous quitte pas. De là le désir de recommencer toujours des relations. Nous sommes donc le désir et nous ne pouvons y échapper !

  1. Le désir :  une force qui nous fait vivre.

Pour les penseurs précédents , le désir était vu comme une souffrance, un fardeau, une source de violence. D’où une conception triste de la vie, pour ceux qui « souffrent de la vie ».

Pour Nietzche, le désir est bien ce qui nous habite, nous structure de l’intérieur. Mais dit-il, il faut comprendre le désir non comme un manque mais comme une affirmation joyeuse de soi, une jouissance, une force de vie qui nous pousse toujours plus loin. C’est le désir qui nous relance en permanence et nous garde dans le mouvement de la vie.

« La vie ne veut pas le bonheur, elle veut la vie ».

« La vie veut vivre davantage et veut davantage de vie ».

Vivre c’est toujours recommencer… sinon c’est nier la force du désir en soi. En effet, à l’opposé, certains se fixent à la souffrance . C’est le cas par exemple de la personne qui a perdu  un être aimé et qui tue ses désirs pour rester en lien avec le disparu. « Tant que je souffre je reste avec celui qui m’a quittée !».

Deux auteurs contemporains reprennent la conception de Nietzche :

Pour Michel Onfray, matérialiste épicurien, le désir nous pousse vers la vie. Mais dès lors « les autres ne sont que des moyens pour me permettre de m’affirmer », c’est-à-dire « si je veux être à la hauteur de mon désir, peu importe les autres » ! Le désir se vivrait alors au détriment des autres …

Jean-Luc Marion répond à cet absurde du désir  en disant que jouer le jeu de la vie cela devient désirable pourvu qu’une personne autre nous ait dit que notre vie était aimable et désirable. L’autre est donc ce qui rend aimable mon désir. En d’autres mots, le désir n’est pas seulement mon affaire à moi, il a d’abord été  porté par d’autres qui m’ont aimé.

En conclusion ,  trois approches du désir :

-          le désir par rapport à l’objet manquant … source de souffrance et même de violence

-          le désir comme ce qui nous structure, né du décalage entre la réalité et ses représentations idéales dont le moi fait l’expérience

-          le désir comme force affirmative de la vie en soi

Anne-Cécile Lovens          

Conseillère conjugale

Centre de planning de Wavre


 
 
 
 
Consultation pour adolescents
 

L’adolescence est un moment particulier propre à chacun. En effet, si l’on peut parler de l’adolescence comme une étape de transition, un temps de métamorphose ou de crise, les souffrances et les questions des sujets adolescents restent, elles, toujours singulières.

Le temps de l’adolescence est un moment où le sujet est en difficulté pour nouer ce qu’il vit dans son corps au langage du sens commun. En proie à des souffrances opaques, indicibles, les adolescents sont confrontés à la question du mystère que l’on est à soi-même. L’inquiétante étrangeté pointe son nez avec le réel de la puberté qui ouvre dans le corps et la tête un charivari pulsionnel dont nous devons tenir compte lorsque nous rencontrons des adolescents en consultation. Quand la pulsion sexuelle entre en jeu à la puberté, elle étonne, exige, et cela se répercute sur le corps et dans le langage. L’adolescent est parfois plongé dans le dégoût, la honte ou la perplexité face à l’indicible de ce qui le traverse. Face à cet indicible, une série de passages à l’acte, une précipitation dans la sexualité peuvent être des modalités de réponse.

Offrir un lieu d’écoute, une oreille nouvelle, se faire lieu d’adresse des questions, est une première condition à ce qu’un sujet puisse venir traduire par la parole ce qu’il vit en lui. L’enjeu sera de susciter, éveiller le désir de savoir la cause de ce qui anime et fait souffrir le sujet adolescent. L’adolescent devra quant à lui consentir à élaborer son symptôme, se l’approprier pour pouvoir en parler et en faire une histoire, une logique voulant dire quelque chose pour lui et pour lui seul.

Même si les symptômes à l’adolescence suscitent l’inquiétude des adultes, il s’agit de pouvoir entendre ce qui, pour un jeune, fait souffrance, en nous laissant surprendre par la part de trouvailles déjà à l’œuvre dans tout symptôme (au delà de la part d’impasse qui le constitue).

En cela, les «  bizarreries » dans le comportement ou dans les pensées ne seront pas à éradiquer mais à articuler avec son histoire.

Laisser un temps au sujet pour dire au plus juste ce qui l’accable, l’inhibe ou parfois le pousse à l’acte, entrer dans la valse des mots et en passer par formuler ce qui lui arrive, se laisser surprendre part la part de surprise que comporte toute énonciation personnelle peut produire un effet sur les symptômes et sur le rapport qu’un jeune entretient avec les autres et avec lui-même.

Dans ce temps de « délicate transition » comme le dit Victor Hugo, la rencontre avec quelqu’un qui peut dire oui à la nouveauté tout en pouvant dire non à l’étrange satisfaction liée aux symptômes, permet souvent qu’un jeune sujet puisse rejouer de nouvelles cartes et ose se faire sujet de son désir en dehors de toute morale et de tout idéal mais pas sans l’éthique première qui est celle de se faire responsable de ce que l’on dit.

Accompagner et intervenir auprès de jeunes qui se trouvent à la croisée « de l’éveil et de l’exil » comme le dit le psychanalyste Philippe Lacadée permet que ce passage se fasse non pas sans crise mais avec un meilleur repérage de ce qui oriente leur vie. Souvent nous sommes amenés à rencontrer des jeunes en manque d’orientation (et ce pour des raisons très diverses) qui cherchent à s’assurer de la valeur de leur existence, qui ont besoin de trouver le point d’où ils pourraient se voir aimables, englués qu’ils peuvent être dans les impasses d’une jouissance impérative laissant peu de place au manque et donc à la place du sujet.

Enfants, ces jeunes s’appuyaient sur le discours de leurs parents mais la tâche de l’adolescence est de se détacher de ses parents et d’élaborer ses propres formules. Ce temps de l’exil est donc à la fois exil des solutions de son enfance et exil de son corps d’enfant.

Or, nous savons que pour tout être humain, tout être parlant, « parlêtre » comme dit Jacques Lacan, la rencontre avec l’Autre sexe n’est programmée par aucun code instinctif. De fait, rien ne vient dire comment un sujet doit faire pour se débrouiller avec sa libido et aucune recette ne peut être préconisée pour rencontrer l’Autre. Face à ce trou, à l’absence de réponse toute faite, l’adolescent peut se trouver en panne. Les manières de répondre à ce trou dans le savoir diffère pour chacun, il est important de prendre en compte ce que chaque sujet a construit face à cela, que ce soit sous forme de défense, de symptôme ou de passage à l’acte. C’est donc un temps logique où l’adolescent sommé de lâcher ses solutions de l’enfance se retrouve dans une certaine solitude pour traverser cette période houleuse de son existence. Cette recherche s’exprime parfois de façon provocante, turbulente, dérangeant l’ordre public et familial. La plupart du temps, les parents s’interrogent et se sentent impuissants ou inquiets face à ce tohu-bohu. Il est parfois nécessaire que certain jeune puisse trouver un appui individuel en dehors de sa famille, un lieu d’où il pourra être vu et reconnu autrement. Il s’agit ainsi d’amener le jeune à assumer la part qui lui revient malgré lui dans ce dont il se plaint. Au fil des rencontres, il s’agit de réintroduire la dignité du sujet de la parole et dans ce sens on est loin de la pédagogie, de la rééducation valable pour tous.

Texte de Nathalie Crame - Psychologue - Ancienne de notre équipe

 

 

 

Quels risques pour la santé en prenant la pilule?

 

 

Carte blanche

 

 

 

La pilule : un bilan.

 

 

 

Les contraceptifs oraux le plus souvent utilisés combinent deux stéroïdes apparentés à des hormones : un estrogène et un progestatif. Comme tout autre médicament, la ‘pilule’, outre l’effet recherché, exerce des effets secondaires. En ce qui la concerne, ces derniers peuvent être bénéfiques, tels que la diminution de la sévérité d’une acné, l’atténuation ou la suppression des règles douloureuses, la réduction marquée du risque de cancer de l’endomètre ou de l’ovaire. D’autres effets secondaires sont défavorables ; ils se manifestent chez certaines femmes, qui y sont prédisposées. Citons à titre d’exemple la rétention d’eau, les maux de tête durant les jours ‘sans pilule’ et –ceci est d’actualité- la stimulation de la synthèse par le foie de protéines impliquées dans certains mécanismes biologiques. Ainsi, la production accrue d’un précurseur d’une molécule appelée ‘rénine’ peut être au départ d’une hypertension artérielle. L’estrogène contenu dans le contraceptif oral stimule la synthèse de facteurs intervenant dans la coagulation sanguine et diminue celle d’autres facteurs freinant cette dernière.

 

 

 

Les premiers progestatifs avaient une structure moléculaire dérivée de la 19-nortestostérone et neutralisaient en partie certains effets de l’estrogène, dont ceux ayant trait à la coagulation sanguine. La synthèse de progestatifs dits ‘de troisième génération’, dénués du profil androgénique des progestatifs plus anciens, ou ‘de quatrième génération’, exerçant une action anti-androgénique, a constitué une étape importante dans le développement des contraceptifs hormonaux combinés. L’utilisation conjointe de ces nouvelles molécules et de l’estrogène donne lieu à une diminution plus marquée de la séborrhée, de l’acné et d’une pilosité excessive qu’avec les pilules développées précédemment. Toutefois, la prise d’une pilule ‘de troisième ou de quatrième génération’ est très probablement associée à un risque de thrombose veineuse de deux à quatre fois plus élevé qu’avec les contraceptifs oraux plus anciens, mais toujours disponibles. Les données de la littérature sont contradictoires : les études épidémiologiques attestent généralement de ce risque accru à l’encontre de celles subventionnées par les firmes pharmaceutiques.  

 

 

 

Comme pour toute décision thérapeutique, tant au début d’un traitement que quand on en envisage la poursuite, le médecin doit tenir compte des facteurs de risque que présente son/sa patient(e) et, dans la mesure du possible, éviter que son traitement n’entraîne de complication. Un contraceptif oral combiné ou une méthode apparentée (l’anneau ou le patch) ne seront prescrits qu’après que le praticien se soit assuré que ni la femme ni ses proches parents n’ont eu dans le passé une thrombose veineuse profonde ou une embolie pulmonaire, et ait mesuré sa tension artérielle. En raison d’un risque accru d’infarctus du myocarde, l’utilisation de ces contraceptifs par de grandes fumeuses âgées de 35 ans ou plus est contre-indiquée et, chez ces dernières, il faut les remplacer par une autre méthode. En médecine, l’adage ‘d’abord, ne pas nuire’, vieux de plus de deux millénaires, est toujours de mise. En matière de contraception, avec la diversité des moyens disponibles, et pour autant qu’ils soient utilisés à bon escient, les complications ne devraient plus être que rarissimes.

 

  

 

Suite à quatre décès causés par une thrombo-embolie, au cours des trois dernières décennies, les autorités françaises ont retiré du marché un produit contenant de l’éthinylestradiol (l’estrogène contenu dans la plupart des contraceptifs hormonaux combinés) et leprogestatif acétate de cyprotérone. La presse a fait écho à cette décision. La rumeur selon laquelle ‘la pilule est dangereuse’ est propagée dans l’opinion publique, comme elle l’a été dans le passé, et elle risque d’entraîner à nouveau l’arrêt totalement injustifié de leur contraception orale par nombre de femmes, avec pour conséquence une recrudescence du nombre de grossesses non désirées et d’avortements.

 

 

 

Alors, remettons les horloges à l’heure :

 

1) la thrombose veineuse profonde est très rare ;

 

2) une fois exclus les facteurs de risque évoqués plus haut, l’utilisation d’un contraceptif hormonal combiné n’est pas associée à un taux de complications élevé ;

 

3) des études épidémiologiques poursuivies au Royaume-Uni pendant 40 ans ont démontré que les femmes ayant utilisé des contraceptifs oraux avaient une espérance de vie plus longue que celles n’y ayant pas eu recours ;

 

4) il n’y a aucune raison pour une femme utilisant un contraceptif hormonal combiné et s’en trouvant bien d’interrompre ce traitement ;

 

5) le produit retiré du marché français n’est pas commercialisé en Belgique en tant que contraceptif, mais comme anti-androgène – il convient de ne l’utiliser que sur indication stricte et après avoir exclu toute prédisposition à la thrombo-embolie.

 

 

 

 

 

Jean-Jacques Amy, professeur émérite à la V.U.B.

 

Fédération Laïque de Centres de Planning Familial (FLCPF)

 

Fédération des Centres Pluralistes de Planning Familial (FCPPF)

 

Fédération des Centres de Planning et de Consultations (FCPC)

 

 

 

 

Vacances ! J’oublie tout… sauf ma contraception !

 

Tout doucement les grandes vacances pointent leur nez avec les joies du soleil (espérons-le), les fleurs qui sortent leurs plus belles couleurs et parfums, le stress des examens qui sera bientôt loin derrière, le temps passé en amoureux, les nouvelles rencontres… Tout ceci peut faire grimper la libido et faciliter les relations sexuelles. C'est donc justement le moment de garder le contrôle de sa fécondité !

Voici quelques points auxquels il faut être attentifs lorsque l’on part en vacances.

 

Imaginons quelques situations concrètes :

Vous partez à la mer une fois par an et (pas de chance) vos règles tomberont justement à ce moment… Vous souhaitez donc décaler vos règles.

Dans la plupart des cas, la méthode consiste à prendre deux plaquettes de suite afin de suspendre les règles.

Ceci peut néanmoins, sachez-le, perturber votre cycle hormonal et provoquer des spotting (petites pertes de sang) parfois pendant quelques semaines.

Par contre, ces spotting ne sont le signe d'aucun problème au niveau de l'effet contraceptif SI (et j’insiste particulièrement) vous continuez à prendre votre pilule correctement ! Chaque jour, même heure !

Dans tous les cas, prenez contact avec votre médecin avant de faire des modifications de ce type car elles ne sont pas possible pour tout le monde! Un simple coup de fil suffit parfois !

 

Le trajet : Vous imaginez qu’il va durer 12h de car mais finalement il dure 24h. Avez-vous pensé à votre plaquette de pilule qui se trouve dans votre trousse de toilette, qui se trouve dans la valise, qui se trouve sous la dizaine de sacs, qui se trouvent dans la soute ?

La même histoire pourrait se reproduire dans un avion ou lors d’une excursion où vous avez raté le dernier bateau de la petite île que vous visitiez…

 

Garder toujours une plaquette (celle entamée ou une de secours) sur vous !

 

Le décalage horaire : le mieux est de continuer à prendre votre pilule à l’heure habituelle (du fuseau d’origine). Mais si elle tombe au milieu de la nuit, vous n’allez évidement pas mettre votre réveil !

Si vous souhaitez changer l’heure, il faut alors avancer la prise de la pilule.

A l'inverse, en reculant la prise, vous risqueriez que le taux d’hormones dans votre corps ne soit plus suffisant pour assurer l’effet contraceptif.

La même methode est à utiliser lors de votre retour en Belgique !

 

Les vomissements, les diarrhées : ce petit restaurant de fruits de mer était pourtant sympathique mais visiblement votre système digestif, lui, l’a moins apprécié…

Si ces troubles apparaissent dans les 4h de la prise de votre pilule, il y a un risque que les hormones n’aient pas eu le temps de passer dans votre sang… et se retrouvent à visiter les canalisations de la ville… Il est donc recommandé de prendre un nouveau comprimé d’une plaquette de secours.

 

En cas de prise de médicaments (plus particulièrement les antibiotiques) vérifiez toujours qu’ils n’aient pas d’interaction avec votre pilule pour qu’ils n’en réduisent pas l’efficacité ! Ca arrive aussi, malheureusement… En cas de doute, demandez conseil au pharmacien.

 

En cas d’oubli… que faire ?

Moins de 12h ? pas de problème, vous êtes toujours protégée. Ouf !

Plus de 12h… Votre contraception n’est plus fiable ! En tous les cas, prenez la pilule oubliée. Vous ne ferez pas de tort à votre corps en prenant une pilule « en trop » plutôt qu’une pilule « en moins » ou alors tout votre cycle risque d’être compromis. Si vous avez des rapports sexuels dans la semaine : mettez un préservatif. Si vous avez eu des rapports dans les 5 jours qui ont précédé, sans préservatif, agissez ! : prenez contact avec un médecin, pharmacien,… Quelqu’un de fiable qui pourra vous conseiller valablement ! Une pilule du lendemain est parfois indiquée !

 

Conseil généraux :

Emportez plus de contraceptifs qu’il vous en faudrait pour en avoir de secours.

Pour les conseils concernant les oublis, les décalages horaires, les vomissements, les diarrhées,… Pour éviter tout cela, vous pouvez changer temporairement de méthode contraceptive pour une qui ne passe pas par les voies digestives et qui diffuse en continu les hormones dans le corps… comme le patch, l’anneau, l’implant,… Parlez-en à votre médecin !

 

N’avons-nous pas oublié un aspect important ?? Et les maladies sexuellement transmissibles (M.S.T.) dans tout ça ?! Elles ne sont pas en vacances, elles !

N’oubliez pas de vous protéger également des MST!

Comme on le dit souvent en animation, il n’est pas écrit sur la tête des gens « j’ai telle ou telle maladie ». Sans protection, tel que le préservatif, vous pourriez toujours attraper une maladie de l’ex, de l’ex de votre ex… Quelque part, c’est un peu comme si vous aviez un rapport avec toutes les personnes avec qu’il a rencontrées avant vou...

Heureusement, face aux MST, le comportement sexuel en lui-même peut influencer la prise de risque… Plus vous aurez des rapports sexuels non protégés avec des personnes différentes, plus vous augmenter les risques de contaminations pour vous et… pour l’autre…

Sachez que face à des fléaux tel que le SIDA, il n’y a pas de « séance de rattrapage »… pas de pilule à prendre le lendemain d’un rapport à risque…

Ainsi, mettre un préservatif et, le cas échéants, refuser un rapport sexuel si l’autre refuse de mettre une protection, c’est une manière de se respecter soi mais aussi de respecter l’autre.

 

Donc, prenez soin de vous et protégez-vous :

 

Pilule
+
Préservatif
=
la règle des 2 P

 

est le meilleur de vos atout !
 

 

Anne Filippi
Accueillante - Animatrices VRAS
Assistante sociale - Sexologue

Pour plus d’informations, nous contacter ou www.liberez-vous.be

 

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